| Kadji |
| Écrit par Mamadou Yacine MANGANE | ||||||
| 05-09-2008 | ||||||
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Les habitants de Kadji, un village situé à 9km de Linguère, traversent des moments difficiles et sont loin de voir le bout du tunnel. Il y’ a de cela quatorze mois jour pour jour l’unique forage qui alimentait les populations en liquide précieux est tombé en panne. Aujourd’hui elles rencontrent beaucoup de difficultés pour avoir de l'eau potable, l’eau potable demeure un casse tête chinois. Pour se désaltérer elles se rabattent du coté des marigots et autre marres, véritables réservoirs à microbes et autre parasites. Ces eaux impropres à la consommation parce que fréquentées qu’elles sont par les animaux. Cette situation à conduit à un balai incessant d’évacuations de malades atteints de dysenterie et autres infections diarrhéiques de Kadji vers le district sanitaire de Linguère. Aujourd'hui les 5000 âmes que compte ce village courent des risques énormes en buvant les eaux des marres au moment où une maladie nommée la dermatose nodulaire contagieuse des bovines sévit dans la zone depuis quelques semaines. A Kadji la case de santé n’est que l’ombre d’elle-même, les femmes et les habitant refusent de s’y rende pour se soigner à cause du manque de liquide précieux. L’insalubrité des locaux et l’odeur nauséabonde qui y règnent étouffent et donnent le tournis à tous visiteurs. Les femmes en travail préfèrent accoucher à domicile avec tous les risques que cela comporte. En cette période d’hivernage où le paludisme fait des ravages, les populations de Kadji ne savent plus où donner de la tête. Des dermatoses sont également notées chez les enfants qui fréquentent ces marres à longueur de journée. Pour les habitants de Kadji l’indicible calvaire qu’elles vivent est d’autant plus révoltant qu’aucune autorité n’est venue à leur rescousse. Elles se sentent oubliées et ont le sentiment que les dieux leurs sont tombés sur la tête.
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